Libérez vos émotions

C’est souvent suite à un long parcours débutant dans le cabinet du médecin généraliste, passant par diverses visites de spécialistes et plusieurs essais médicamenteux, que l’on finit par entendre :

– « Je suis désolé, c’est psychosomatique ! » ou « C’est dû au stress ! » ou pire : « C’est dans la tête »

Et à ce moment-là, psychosomatique rime avec dramatique, car les personnes qui souffrent dans leur corps depuis longtemps, épuisées par un long combat contre la maladie et la douleur, se sentent doublement victimes d’une injustice du sort et d’un abandon condescendant.

Que faire quand les médicaments ne suffisent plus ?

Bien souvent, lorsque vous entendez « C’est dû au stress ! » ou pire « Tu focalises trop, pense à autre chose ! » vous répondez spontanément : « Oui mais, je ne peux rien changer, je suis bien obligé de… »

Vous sentez alors le poids de la fatalité s’abattre subitement sur vos épaules, et pour cacher votre détresse, vous lancez dans une hyperactivité, voire une addiction à l’alcool, au tabac, aux médicaments ou au jeu, qui n’arrange rien. C’est alors qu’apparaissent colère, frustration, angoisse, tristesse et toutes ces émotions dites négatives qui ajoutent la souffrance psychologique à la souffrance physique. Et bizarrement, c’est à partir de ce moment-là, que les douleurs vont apparaitre de plus en plus fréquentes et intenses, jusqu’à ne plus vous lâcher.

Et quand tout semble désespéré ?

Lorsque la solution semble improbable, il est peut-être temps d’élargir son regard, en dépassant le seul aspect physique de ce symptôme, pour considérer l’ensemble de tout ce qui en vous ou autour de vous, va participer à le créer ou l’entretenir. On parle « d’approche bio psycho sociale » pour désigner, les trois dimensions complémentaires et inséparables de l’être humain, considéré comme une entité corps-esprit indissociable, en interaction constante avec son environnement.

Dans cette perspective globale, la maladie n’est plus considérée comme une fatalité ou une absurdité de la nature, mais comme un signal d’alarme, révélant l’existence d’un déséquilibre entre ces trois aspects de votre être. Elle apparaitrait donc comme un message imposant de changer quelque chose, soit en soi dans ses perceptions, soit autour de soi dans sa vie, pour se remettre en phase avec soi-même et retrouver un équilibre plus favorable à sa santé. Ce quelque chose qui est très différent d’une personne à l’autre pour une même maladie, est à trouver dans votre propre « ressenti ». Il s’agit de discerner intuitivement quelles sont les conditions de vie physiques, psychiques ou environnementales qui ne vous conviennent plus et qu’il va falloir changer pour aller mieux.

Retrouver son équilibre

Il est important à ce stade de savoir écouter son corps pour entendre ses messages invitant à retrouver un équilibre plus favorable à la santé. Si vous n’avez pas su interpréter les signaux d’alarme et que le stress continue son œuvre destructrice, votre corps va émettre des signes de détresse de plus en plus forts pour vous obliger à soigner ce qui le dérange dans le fond. On distingue ainsi deux catégories de maladies :

1- Les « maladies à crise» qui sont réversibles et qui correspondent à un dérangement passager de l’organisme suite à un stress d’intensité modérée ou limitée dans le temps. Ces maladies sont circonscrites à un organe donné et s’estompent facilement dès que le contexte le permet, ou que vous actionnez dès la perception de ces signaux, des moyens de régulation du stress.

2- Les « maladies chroniques évolutives» qui correspondent à un déséquilibre profond et durable de l’organisme chez des personnes plus fragiles ou soumises à des contraintes continues. Il devient nécessaire à ce stade d’entreprendre une « Thérapie psychosomatique » pour déceler toutes les causes cachées du symptôme et développer les ressources nécessaires pour changer ce qu’il faut dans le corps, l’esprit ou l’environnement.

Votre « organe cible de somatisation » apparait comme le porte-parole de votre état intérieur qui vous indiquera par des signes de dysfonctionnement que les limites de votre organisme ont été atteintes et qu’il est urgent de vous protéger. Dès qu’il manifeste une fatigue, une douleur voire une maladie, c’est le signal que vous devez soit ralentir le rythme, soit chercher une compensation efficace, soit encore, affronter le problème pour le régler définitivement.

 Comment cultiver chaque jour forme et bonne humeur ?

Tout d’abord, abandonnez une bonne fois pour toute l’idée selon laquelle, il faudrait combattre le stress à tout prix. Le stress n’est pas votre ennemi numéro 1, puisque selon Hans Selye, le père du stress, il est une réaction normale de survie de votre organisme.

Contrairement aux idées reçues, il n’est donc pas à combattre, mais à gérer.

Le stress est bien-sûr indispensable à la vie. A petite dose, il vous motive pour réaliser un travail ou une activité qui vous tient à cœur. La maladie n’arrive donc que s’il dure trop longtemps et est top intense, car à ce moment-là, le corps est épuisé et n’a plus les ressources nécessaires pour faire face.

Rien ne sert de lutter contre le stress. Cette idée reçue suggérant une lutte contre une partie de soi même, ajoute du stress au stress et aggrave bien sûr automatiquement tout symptôme que votre corps tente de vous envoyer pour gérer les émotions qui sont là. Ce n’est donc surtout pas en luttant , mais bien plutôt en accueillant et acceptant ces émotions négatives avec bienveillance qu’un changement positif pourra se produire. Ces émotions-signal de votre corps vous indiquent en effet une ressource étouffée depuis longtemps qui demande à être retrouvée et développée pour vous permettre enfin de faire face voire même réussir parfaitement dans les situations qui jusque là étaient difficiles et déclenchantes pour vous.

L’objectif d’une thérapie psychosomatique est de transformer vos ennemies apparentes en alliées puissantes pour votre santé et votre épanouissement


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